planète JAGUAR
DAIMLER DOUBLE SIX (12cylindres)
les filles aiment les garçons qui ont de belles voitures...
alors les garçons aiment les belles...JAGUAR !
1975. La XJ-S se voit confier la succession de la Type E, modèle-phare de la marque anglaise. Décriée pendant la majeure partie de sa carrière, la GT gagne en popularité avec les années. Jaguar tourne la page de la Type E, mais que ce fut difficile…
L’ombre de la Type E planera sur la XJ-S durant toute sa carrière ; l’héritière ne parviendra jamais à s’affranchir tout à fait de la référence instaurée par le vaisseau amiral de Jaguar. Obsédés par la sécurité, les ingénieurs de la marque anglaise peinent à la mise au point de la XJ-S ; dans les cartons depuis 1971 la GT ne sera présentée que quatre ans plus tard en 1975. Entretemps les problèmes de fiabilité ont été réglés mais deux chocs pétroliers sont passés par là.
La clientèle attend beaucoup de la XJ-S, qu’elle imagine comme une évolution Type E. C’est la douche froide lors de la présentation de la GT, à l’allure très différente et aux performances moins sportives que la Type E. L’anglaise ne soulève pas l’enthousiasme ; sa silhouette est jugée trop lourde pour être gracieuse et elle pâtit de l’aspect cheap de son habitacle en plastique noir. Plus que sur ses performances, la XJ-S s’appuie sur un confort haut de gamme pour séduire.
L’esthétique de la XJ-S n’est pas la seule à essuyer les critiques, la motorisation est aussi dans le viseur des observateurs. Plutôt réservé aux italiennes de prestige et couplé à une transmission automatique, le V12 5.3l niché sous le capot de l’anglaise joue la provocation en plein krach boursier. Ses 229 km/h en vitesse de pointe et ses 300 chevaux sont piétinés par une consommation explosive à 20l aux 100 km.
Ajoutez à cela un prix d’appel rédhibitoire même pour la clientèle de la marque anglaise : la XJ-S est commercialisée à 115 000 francs, un tiers au-dessus de la Type E. Jaguar a décidément du mal à tourner la page, la carrière de la GT est plus que modeste malgré des apparitions répétées sur le petit écran.
Il faut attendre le début des années pour que soit relancée la molle carrière de la XJ-S ; grâce à une motorisation révisée (V12 HE), qui lui octroie plus de puissance et limite sa consommation, et un restylage esthétique la cote de popularité de la GT anglaise remonte. Elle plaît. Enfin. Déclinée en différentes versions, elle connaît un ultime restylage à l’attaque des années 1990. Dénomination modifiée, motorisation réduite et aérodynamique améliorée, la XJS termine sa carrière en 1996 après vingt et un ans de bons et loyaux services. Entre 1975 et 1996 113 413 exemplaires ont été commercialisés.
En 2010 la XJ prendra la route. Présentée à Francfort la berline est la dernière en date à reprendre le flambeau de Jaguar.
JAGUAR XJ S cabriolet
JAGUAR MK II
La petite berline anglaise a marqué l’histoire de Jaguar ; héritière directe de la Mark 1, elle fait son entrée à Earl’s Court en 1959. Grâce à la MK2 Jaguar conforte son positionnement sur le segment haut de gamme sportif.
La MK2 est l’évolution directe de la MK1, présentée en 1955. La MK1 amorce la révolution chez Jaguar ; elle sert de passerelle entre les grosses berlines et les pistardes, entre le confort haut de gamme et les performances sportives. Outre le changement impressionnant de gabarit la compacte sert de galop d’essai à Jaguar : la première monocoque de la marque reçoit au fil de sa carrière trois motorisations, depuis le 2.4l de ses débuts jusqu’au 3.4l de 210 chevaux en 1957. En quatre ans d’existence la MK1 est assemblée à 37 397 exemplaires. Elle s’efface au profit de la MK2 en 1959.
L’héritière bénéficie du travail effectué sur la MK1 ; elle est présentée en 1959 à Earl’s Court un mois après la fin de carrière de son inspiratrice. D’un point de vue esthétique la berline compacte anglaise s’allège et se fait plus lumineuse ; Jaguar affine les chromes, ajoute des anti-brouillard. La MK2 est plus moderne, tout en puisant dans les codes esthétiques chers à la marque. L’habitacle respecte également la tradition haut de gamme de Jaguar : boiseries et cuir accueillent le conducteur.
Sous le capot la marque anglaise propose d’emblée trois blocs moteurs, large palette destinée à satisfaire son exigeante clientèle. En entrée de gamme la MK2 reçoit le 2.4l, puis offre le 3.4l et surtout le 3.8l pour clore le spectacle. Le six en ligne développe 220 chevaux, puissance nécessaire pour déplacer le poids imposant de la MK2, lestée à 1400 kg. La sportive anglaise affiche des performances plus que respectables pour son époque ; le 0 à 100 km/h est expédié en 8.6 secondes et elle franchit les 200 km/h en vitesse de pointe. L’alliance entre sportivité et élégance, marque de fabrique de Jaguar, séduit la clientèle en Europe et aux États-Unis. La production de la MK2 s’achève en 1967, 83 980 exemplaires ont été assemblés. Jaguar décline la MK2 version «cheap» avec les 240 et 340 à la finition moins riche, transitions vers la XJ présentée en 1968.
JAGUAR MK 2

