Anciennes de la semaine
Jaguar MK V
Symbole de la renaissance britannique d’après-guerre, la Jaguar MK V reste fidèle aux grandes lignes de ses ainées tout en confirmant la place de choix qu’occupe le félin dans l’histoire automobile.
Il fallait bien plus que la seconde guerre mondiale pour espérer couler la créativité et l’énergie de la firme de Coventry. La MK V (prononcer Mark Five) est en effet le premier modèle Jaguar à voir le jour après le conflit, en 1948 soit trois ans pour se refaire une santé.
C’est au Salon de Détroit que la petite nouvelle voit le jour, de même que la XK120 avec qui elle partage le stand. Une berline imposante qui fait le choix de reprendre nombre d’éléments de sa grande sœur MK IV, avec en premier lieu la motorisation. La berline ainsi que la version coupé bénéficient d’un bloc six en ligne 2.5l développant 105 ch, ce qui impressionne déjà pour l’époque. Particulièrement apprécié par les amateurs de vitesse, Jaguar juge bon de réviser la cylindrée. C’est ainsi qu’une mouture 3.5l apparait peu après et présente 125 ch pour une vitesse maximale de 146 km/h ainsi qu’un 0 à 100 abattu en 20.5 sec. Le succès est immédiat.
Le châssis est lui totalement inédit et inclut des suspensions avant indépendantes, procédé qui sera par ailleurs repris pour plusieurs futurs véhicules de la marque. On retrouve d’autre part des freins hydrauliques que Jaguar aura été bien timide à introduire.
Esthétiquement on retrouve le traditionnel radiateur vertical et le long nez caractéristique, toutefois les quatre phares avant sont désormais partiellement intégrés à la structure. Un imposant pare-choc ainsi que des passages de roues conséquents donnent à la proue une personnalité sans pareil. Les courbes du toit et du coffre se veulent particulièrement bombées, offrant ainsi une certaine aura insectoïde à ce modèle.
La production arrive à son terme en 1951 et la Mark V n’a pas à rougir. En effet, près de 10.500 unités toutes versions confondues ont été écoulées ce qui pour l’époque constitue une reconnaissance considérable.
La Mark VII prend le relais et conserve la même plate-forme, probablement afin de pérenniser le succès retentissant de son prédécesseur. Une étoile des années 50’ qui ne pouvait qu’augurer le meilleur pour l’avenir de Jaguar.
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